Je les vois, je les entends, se questionner, essayer, vouloir comprendre. C'est dur.
Moi aussi, je me suis posé plein de questions, je ne savais pas où j'allais, je ne savais plus où ça allait. On ne sait jamais vraiment exactement où ça va mais on le sent et on s'y accroche. Et on y croit, on y met son espoir et on avance. Les questionnements s'éloignent même s'ils ne sont pas bien loin. Et l'apaisement s'installe, de plus en plus, et c'est bon.
Ces questions, on les comprend, et en même temps, j'ai envie de leur dire stop, c'est une perte de temps, ça ne sert à rien, à part à marquer son territoire comme dirait Claude. Ca semble faire si mal, et je sais que ça fait mal mais que ce mal, c'est une souffrance que l'on s'inflige et qu'il est vraiment inutile - bien sûr, tout mal l'est -, on ne fait que s'emplir de ce mal pour se sentir vivre tellement on a peur de vivre, ou tellement on croit ne pas vivre.
Mais la vie, elle est là, et ça, ce n'est pas questionnable.
Et quand surgit le moment où là, vraiment elle peut ne plus être là, à ce moment précis, on souffre profondément, je crois qu'après, il n'y a plus de questions.