
Parce qu'on découvre toujours...
Il y avait le soleil qui pointait sur l'autre rive. L'eau, elle était claire et je sentais les petits poissons qui nageaient près de moi, presque comme des chiens qui viennent renifler les pieds, mais là c'était au fond de l'eau. Je marchais sur les pierres. Je glissais sur les pierres recouvertes de mousse. Je suis allée sur l'autre rive pour trouver le soleil. L'eau était juste à la bonne température. Pure. Il commençait à filer le soleil. on voulait encore en profiter un peu. On essayait de contrer le courrant de la rivière mais on faisait du sur place. Le soleil il a fini par se cacher derrière la falaise. Et nous, on a fini par sortir de l'eau. C'était bon ce moment.
Et ce matin-là. J'avais enfilé vite-fait mon jeans au sortir du lit pour arriver au marché avant la fin. Mais au marché, ça ne semblait pas vraiment être la fin. Les gens, ils discuttaient. J'attendais, je voulais du miel. La vendeuse, elle discuttait avec la cliente qui me précédait, je crois qu'elles parlaient teintures et tentures, ça me semblait assez technique, je n'écoutais pas vraiment. Je les regardais discutter, continuer sans vraiment se préoccuper de ma présence mais sans non plus m'ignorer. Elles prenaient juste le temps de discutter. Et moi, j'avais bien le temps de les regarder discutter, de voir qu'elles n'étaient pas des amies, mais pas non plus juste dans un simple rapport vendeuse/cliente, ou du moins c'est ce que j'avais envie de voir. Et la dame qui parlait tentures/teintures est partie et j'ai demandé mon miel, pas sans en avoir goûté plusieurs.
Plus tard on a mangé ce miel sur des tartines, avec du beurre qui était dans un petit pot parce qu'il avait été acheté à une dame qui le fait elle-même, je veux dire que ce n'était pas un beurre qui venait d'un supermarché. Et je mangeais ces tartines, et je profitais de ce moment et je me disais qu'il n'était pas là pour en manger lui aussi de ces tartines. Je me disais qu'il se lèverait plus tard pour aller travailler et que là, à ce moment, il dormait parce que la veille, il avait travaillé, qu'il devait être épuisé et qu'il esperait récuperer, que lui, il ne profitait pas de ces moments. A ce moment, en me disant tout ça, j'ai sursauté car je croyais avoir oublié mon sac, celui qui contenait l'outil de communication qui me reliait à lui.
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Au-delà des outils, il y a les pensées, aussi, qui te relient à lui, et d'autres choses, et ce sont ces choses-là qui font la relation, presque, toutes les relations, presque, et la modernité ne fait que faire semblant de nous rapprocher. Faire semblant.
Je t'embrasse,
Mais oui , tu vas le revoir ton Roméo ! ... Hi ! Hi ! Hi !