Lundi 5 juin 2006

Bon la première fois que ça m'est arrivée, j'avais les boules. Oui, ça faisait trois ans je crois à peu près qu'on parcourait les route ensemble. Trois ans, c'est long et au bout de trois, on prend des habitudes, on a ses repères. Et puis, au bout de trois ans on n' a plus peur, on n'y pense plus que ça puisse ne pas être possible. Trois ans, on avance ensemble et on crois que ça durera. Et puis non, en fait, on n'est jamais vraiment à l'abris dans cette ville (je dis cette ville parce que c'est là que je vis). et ce jour où on découvre qu'il n'est plus là, en tous cas pour moi, ce jour-là, j'avais les boules. Mais bon on se dit que c'est pas si grave, qu'on a et qu'on vit d'autres choses, qu'un vélo c'est sûr c'est agréable, mais des choses agréables il y en a plein dans la vie et que marcher c'est pas mal aussi. Bon ben après cette première fois en tous cas je me suis dit qu'après tout c'était un objet et qu'un objet, ça se remplace. Alors, c'est ce que j'ai fait. Je l'ai remplacé. Mais pas pour longtemps. Celui-là aussi, il a pris la clé des champs !

Alors j'ai voulu tenir, renoncer à cette sensation si agréable de rouler en plein air, de traverser la ville à une allure qui me semblait "toute", même si je crois que je n'allais pas si vite en fait car j'ai peur de la vitesse, mais bon c'était vraiment ennivrant cette sensation. Et puis parfois s'arrêter et juste regarder un coin de rue, un coin de ville, un coin. Et redémarrer et croire que j'étais seule à ressentir ça. Et j'étais seule à ressentir ça, comme ça, et c'était ma liberté.

Je n'ai pas renoncé à ma liberté, et j'ai à nouveau remplacé l'objet parce que c'est trop bon de rouler, enfin parce que j'aime trop ça et que je ne pouvais pas m'en passer.

Mais là ça commence à faire trop, cette ville, cette façon de vivre dans cette ville qui fait qu'on a toujours besoin de ce que les autres ont (enfin pas moi mais je pense que des gens en ont besoin, c'est comme ça que je préfère me le formuler). Et ce besoin qui prive d'autres d'un autre besoin, c'est sûr c'était pas vital mais quand même...Enfin au bout du 4ème, quand je suis allée voir l'emplacement laissé vide, je ne pouvais que me dire ben tant pis quoi. Je finis par prendre l'habitude.

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 4 juin 2006
Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 3 juin 2006
Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 3 juin 2006

Avez-vous jamais ressenti cette chaleur qui se dégage à travers tout l'intérieur de votre corps lorsque soudain vous entendez cette voix ? Avez-vous jamais ressenti ce frisson quand vous les regardez danser ? Avez- vous jamais ressenti ce sourire qui se déssine tout seul sur votre visage lorsque vous observez les petits détails de cette façade ? Avez-vous jamais ressenti cette joie lorsque vous laisser s'imiscer ces sons dans vos timpans ? Avez-vous jamais ressenti cette douce envie de solitude lorsque vous lisez ces lignes ? Avez-vous jamais ressenti votre corps tout entier se concentrer comme s'il entrait en interraction avec ces images que vous voyez ?

Ah c'est si bon... 

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 mai 2006

Une voix un peu rauque, légère mais assez présente à la fois, bien audible je veux dire, et pourtant emplie d'une certaine timidité, peut-être, et volontaire en même temps. C'est la voix qu'ils s'attendaient à découvrir ont-ils dit. Moi, ça me perturbait de l'entendre, cette voix, venue d'ailleurs. Je la connaissais, elle m'était bien familière et pourtant, elle ressurgissait d'un passé de ma vie que je sais n'exister plus que dans des souvenirs. Et puis, là, assise, silencieuse, attentive et troublée je l'entendais à nouveau. Et puis, je ne pouvais plus être aussi attentive aux mots, je n'entendais plus que le son de sa voix. C'était assez étrange de me retrouver là au milieu de ces gens et puis de ressentir ça, et puis de ne pas vraiment pouvoir en parler, parce que ça, ce n'est pas ce que eux attendaient ou ce qu'ils pouvaient percevoir, parce que ce n'est pas ce qu'ils recherchent : la personne qu'elle pouvait être réellement, ce qui la liait à nous, ou pas, ou plus parce que ce n'était plus possible...Je me sentais en décalage et pourtant j'étais présente et curieuse comme eux mais l'émoi que je pouvais avoir ne pouvait pas être le même. Et puis, la voix s'est arrêtée, elle est repartie, et puis eux, ils se sont remis à parler d'elle, de ce qu'ils voulaient dire d'elle. Et je me suis remise à les écouter.

Par Myriam B. - Publié dans : glaneuse
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus