Jeudi 15 juin 2006 4 15 06 2006 14:21

je voulais juste dire à quel point j'avais été émue par le jeu d'Anouk Grinberg lisant les lettres de Rosa Luxemburg. Lettres si touchantes de par ce qu'elles évoquent d'une époque pas si étrangère à celle que nous vivons actuellement, de sensations universelles mais décrites de façon poétique, de rapports si chaleureusement partagés, d'émotions si fortement vécues, d'idéaux tant admirables. Et le jeu D'Anouk Grinberg qui m'a fait monter les larmes aux yeux à plusieurs reprises de la voir tant donner et tant elle-même partager son émoi.

Ah si agréable moment...

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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Lundi 12 juin 2006 1 12 06 2006 00:39

Par Myriam B. - Publié dans : glaneuse
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Dimanche 11 juin 2006 7 11 06 2006 12:14

que l'enfer ce serait de devoir vivre à nouveau une fois mort, et que le paradis ce serait quand il serait vraiment mort. il riait en le disant. C'était une évidence. et je le regardais et je crois que je disais oui, comme si c'était une évidence. Et puis plus tard en y repensant je me disais...Ouah...c'est vrai que c'est dure de vivre, c'est vrai que des baffes, on s'en prend plein la gueule, et toute sa vie, et souvent même ça commence tôt, bien trop tôt, je connais quelqu'un qui à 4 ans, en sortant de l'école a regardé sa mère d'un air triste en lui demandant : "et maintenant ça va être toujours comme ça ?". Alors quand il a dit ça je ne pouvais que dire oui, c'est vrai que ça peut être tellement dure que de vivre à nouveau ce serait un enfer, de devoir à nouveau se battre pour se faire une place, de devoir à nouveau chercher et se poser des questions pour se trouver une voie parce que c'est une chose obligatoire que d'avoir une voie, de devoir perdre à nouveau, de devoir manquer, de devoir souffrir, tout ce qui fait que vivre c'est si dure, pour tout le monde.

Il m'a dit que c'était dure de vivre, que c'était dure de grandir, de vieillir, de mûrir, de prendre conscience de tout cela, de la dureté de la vie, de surmonter des épreuves et d'avoir des cicatrices. Mais il m'a dit aussi que c'était bon. Oui que c'était bon de savoir, de ressentir, de connaître, de percevoir. Oui c'est vrai c'est bon, c'est quelque chose de rassurant, on peut voir où on met les pieds et avancer avec plus d'assurance. Et puis, on se concentre davantage sur des choses plus essentielles : le goût d'une cerise parce qu'on est au mois de Juin et qu'on peut enfin en manger, la douceur, d'un léger vent quand il fait chaud, le son d'une musique qui fait vibrer tellement la voix du chanteur nous transperce, les déambulations d'un chat qui marche au loin c'est si beau, les gens qui se pressent juste les regarder se presser, ces mots que l'on entend et qui nous apaisent, et ses caresses qui nous font frissoner...Et sans doute bien d'autres choses. Mais tout ça aussi, qui est aussi vivre. Et puis, peut-être, sûrement, se concentrer sur tout ça pour faire que vivre ce ne soit pas qu'un enfer.

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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Jeudi 8 juin 2006 4 08 06 2006 21:58

J’ai peur. J’ai peur que ça s’en aille. J’ai peur parce que je sais que ça peut s’en aller. J’ai peur parce que je ne peux plus faire comme si je ne savais pas. Je ne peux plus parce que je sais, parce que je l’ai vécu, ça, que ça parte, que ce que l’on vit, ce que l’on ressent, ce qui nous fait avancer, ce qui nous fait croire et aimer, tout ce que l’on aimerait croire immuable, que ce ressenti là puisse ne plus être. Et j’ai peur de ça, qu’il ne soit plus, j’en ai peur parce que je l’ai déjà vécu, qu’il ne soit plus. J’aimerais ne pas avoir peur et ne pas voir, ne pas être capable de voir. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux plus m’en empêcher vraiment d’avoir peur. C’est pas vraiment quelque chose que je ressens concrètement mais c’est juste là, j’ai peur. Je voudrais bien que ça ne soit pas et avoir encore une certaine naïveté qui me permettrait de ne pas voir. Mais ce n’est plus possible, la peur est là un peu comme si c’était une prise de conscience, un état de fait, et je ne peux pas ne pas y faire face, ce serait comme de se voiler la face. Je vis avec. Et ça me fait peur, de savoir que je vis avec cette peur, que cette peur m’accompagne, un peu comme une ombre. Et pour ne pas voir cette peur, parfois, je fais comme si elle n’existait pas, comme si je ne la ressentais pas, comme si elle était fausse, et je l’enfouis dans mes profondeurs et alors, je fais comme si je n’avais plus peur.

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 06 2006 18:30
Par Myriam B. - Publié dans : glaneuse
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