Mercredi 30 août 2006
J'adore les animaux...oui c'est vrai. J'ai toujours vécu avec au moins un animal, enfin presque toujours. Je crois que quand ça n'a pas été le cas, je l'ai très mal vécu et puis, ça n'a pas duré d'ailleurs. Enfin je ne veux pas dire que je suis Brigitte...je ne peux pas vraiment dire que j'en ai sauvé des masses, c'est pas pour les quelques oiseaux et souris resorties de la gueule de mes chats, les quelques moucherons sauvés de la noyade à la bière sur les tables de bar et les quelques vaches et autres grosses bêtes qui n'ont pas fini dans mon estomac...Mais bon je me suis toujours sentie apaisée par la présence ou la vue d'un animal, même à la télé.
Je l'ai déjà dit, je trouve que l'on choisi de dire ce que l'on est pour se présenter aux autres et à soi-même, pour former le personnage que l'on est...mais enfin ce n'est pas moi qui le dit, je ne l'ai pas inventé, je ne fais que redire à ma façon des paroles de Claude. Mais je le répète parce que j'aime bien cette idée. Ce que je sais, ce que je vois aussi, c'est que l'on choisit aussi de ne pas dire certaines choses pour continuer, que dire ou ne pas dire c'est la même chose, que oui le langage, les mots, ne peuvent être vraiment objectifs. Des fois on n'ose pas dire certaines choses...
Comment amener ce que je veux dire, sachant que je ne veux pas vraiment me servir de ce blog pour faire mon méa culpa, mais que je vois bien que rien qu'en disant cela, j'ai l'air de faire mon méa culpa ? Ou, en tous cas de chercher à le faire.
Je dis ce que je dis parce que je trouve que je n'ai pas grand chose à dire, mais que ce que je dis, je trouve que je peux quand même le dire, je veux dire que ça peut peut-être avoir un intérêt à être dit, un intérêt pour quoi, pour qui, je ne sais pas. Mais bon, je le dis. Enfin, en fait non, je ne l'ai pas encore dit.
Et puis finalement, non je ne le dirais pas ce soir. Mais peut-être une autre fois.
Je trouve ça assez moche de me servir de cet endroit pour déverser ce que je n'ose pas dire...alors j'essayerai plutôt de le dire avant d'en parler ici.
Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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Dimanche 20 août 2006

J'écris des phrases, des mots qui semblent me définir. Je peux choisir de dire que ce je dis, c'est ce que je vis, c'est ce que je suis. Je le choisis. Je le dis, ça fait de moi ce que je suis telle que vous me lisez. Enfin je ne suis qu'une image de ce que je choisis d'être. Rien d'autre. Et finalement dans la vie, je suis aussi une image. Et face à moi, je suis l'image de ce que je me dis. J'ai donc choisis d'être Myriam et de vivre ce que je peux dire ici parfois ou ailleurs et d'agrémenter ce que je dis d'images que j'ai choisies pour apporter davantage d'éléments à mon discours.

En fait tout ceci n'est rien. que du vent. je ne suis que du vent (avant d'être poussière).

Alors pourquoi le faire ? Pourquoi le dire ?

Pour être ce que je suis. ;-)

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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Samedi 19 août 2006
Par Myriam B. - Publié dans : glaneuse
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Dimanche 6 août 2006

Il y avait le soleil qui pointait sur l'autre rive. L'eau, elle était claire et je sentais les petits poissons qui nageaient près de moi, presque comme des chiens qui viennent renifler les pieds, mais là c'était au fond de l'eau. Je marchais sur les pierres. Je glissais sur les pierres recouvertes de mousse. Je suis allée sur l'autre rive pour trouver le soleil. L'eau était juste à la bonne température. Pure. Il commençait à filer le soleil. on voulait encore en profiter un peu. On essayait de contrer le courrant de la rivière mais on faisait du sur place. Le soleil il a fini par se cacher derrière la falaise. Et nous, on a fini par sortir de l'eau. C'était bon ce moment.

Et ce matin-là. J'avais enfilé vite-fait mon jeans au sortir du lit pour arriver au marché avant la fin. Mais au marché, ça ne semblait pas vraiment être la fin. Les gens, ils discuttaient. J'attendais, je voulais du miel. La vendeuse, elle discuttait avec la cliente qui me précédait, je crois qu'elles parlaient teintures et tentures, ça me semblait assez technique, je n'écoutais pas vraiment. Je les regardais discutter, continuer sans vraiment se préoccuper de ma présence mais sans non plus m'ignorer. Elles prenaient juste le temps de discutter. Et moi, j'avais bien le temps de les regarder discutter, de voir qu'elles n'étaient pas des amies, mais pas non plus juste dans un simple rapport vendeuse/cliente, ou du moins c'est ce que j'avais envie de voir. Et la dame qui parlait tentures/teintures est partie et j'ai demandé mon miel, pas sans en avoir goûté plusieurs. 

Plus tard on a mangé ce miel sur des tartines, avec du beurre qui était dans un petit pot parce qu'il avait été acheté à une dame qui le fait elle-même, je veux dire que ce n'était pas un beurre qui venait d'un supermarché. Et je mangeais ces tartines, et je profitais de ce moment et je me disais qu'il n'était pas là pour en manger lui aussi de ces tartines. Je me disais qu'il se lèverait plus tard pour aller travailler et que là, à ce moment, il dormait parce que la veille, il avait travaillé, qu'il devait être épuisé et qu'il esperait récuperer, que lui, il ne profitait pas de ces moments. A ce moment, en me disant tout ça, j'ai sursauté car je croyais avoir oublié mon sac, celui qui contenait l'outil de communication qui me reliait à lui.

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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Samedi 29 juillet 2006

Il y a une certaine heure dans la journée où j'aime bien regarder l'extérieur. Il ne fait pas encore nuit. il ne fait plus vraiment jour. C'est un peu entre les deux. La lumière n'est plus aussi brillante mais elle est toujours présente. Je sens qu'il ne fait plus aussi chaud qu'au milieu de la journée. On entend les bruits des gens qui vivent dans les appartements alentour. Je m'assied. Je me pause. Je regarde : les arbres en face, les fleurs en bas dans leurs pots bien rangés, les balcons calmes, sans personnes...et puis, hop à ce moment-là précis, pas à un autre, le tournoiement de la chauve-souris. Elle vole en cercles réguliers, de temps en temps elle descend un peu plus bas, d'autres fois elle remonte. Je la regarde, c'est un peu comme de regarder les flammes  d'un feu qui bougent dans la cheminée en hiver, c'est ultra apaisant. C'est beau, elle semble ne pas avoir de direction, elle tourne c'est tout, parce qu'elle est une chauve-souris et qu'une chauve-souris ça vole en tournant c'est une chose établie. Au bout d'un moment je crois bien que c'est moi qui arrête, qui me lève, vaque à mes occupations et du coup je ne sais pas pendant combien de temps elle continue à faire ça mais quand je peux, un autre jour, je retourne la regarder.

Il y a un autre moment où là il fait vraiment nuit. Dans l'immeuble en face il n'y a que quelques lumières allumées, très peu, et pourtant il est assez grand l'immeuble en face. Et j'aime bien déambuler dans l'appartement, sentir que tout dort, que je peux faire ce que je veux, marcher en culotte ou pas, comme je veux parce qu'ils dorment. On n'entend aucun bruit comme si tout le monde choisissait le même moment pour l'extinction des feux. Je crois que si les murs étaient plus fins je pourrais entendre le râle de leur respiration. Les murs ne sont pas si fins. C'est paisible. Je m'apprête moi aussi à entrer en léthargie. Je m'allonge. Je me concentre sur la fatigue que je ressens pour trouver le sommeil. C'est bon. Et là ce sont des cris qui cassent ce moment. Ils ne me gênent pas vraiment ces cris qui viennent rompre ce silence et que finalement très peu de gens entendent puisqu'ils sont tous en léthargie. Ce sont des cris de plaisir. Ils trouvent bien leur place dans ce moment. Mais par dessus ces cris en surgissent d'autres, des cris. Des cris de moquerie ou de colère, je ne sais pas trop...des cris de jalousie peut-être, oui ça en a tout l'air. En tous cas, ça râle dans le silence de la nuit. J'attends juste qu'ils se calment. Et puis, oui, ils se calment tous. Je m'endors.

Par Myriam Brabant - Publié dans : glaneuse
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